29 mars 2007
Je commence par les bonnes ou la mauvaise nouvelle?
C'est le caca.
Le retour du Wi-Fi dans le monde des Troubis aété une grande joie... décevante. J'ai toujours pas internet sur mon PC, Thomas à installé Linux sur son PC mais ne m'a pas donné son mot de passe pour que je puisse me connecter en son absence (compréhensible vu que je squattai pas mal sur MSN...)... Bref, c'est caca et il n'y aura pas ou peu de messages avant nouvel ordre.
J'en profite tout de même pour vous donner quelques nouvelles:
J'habite avec 2 nanas et un homme. Les 2 nénettes déménagent alors que 2 hommes emménagent ce week-end. 3 hommes pour moi toute seule!
Ma ferrari Corsa déconne (de l'électronique en plus!!!!). Je vais finir par croire que le Dieu Kath-rôu m'en veut.
Vincent est revenu pour 2 semaines avec Thierry et Hélène (2 amis). On a sillonné tous les 4 la bande littorale guyanaise dans tous les sens, avec un programme de bargeot: baston contre les moustiks à Awala-Yalimapo (chanson de Thierry: "à' Awaaalaaaa-Yalimapoooo, les moustiks auront ta peauuuu..."), lutte contre des crabes de rivière hyper souples (ils arrivaient à pincer mes doigts sur leur dos!), marche forcée en sous-bois sous la pluie battante dans un ruisseau, entraînement du foie au rhum... Mais on a vu Tatou cabassou (tatou géant), coq de roche, je-ne-sais-plus-combien d'espèces de chauve-souris, des grenouilles à cornes, un taïra (espèce de GRANDE fouine arboricole), etc. J'ai quand même réussi à enlever Vincent pendant 1 journée (sauf qu'on a fini bien cuités au St Emilion Grand Cru année 2001 en sortant du resto le soir...) pendant qu'Hélène et Thierry goutaient aux abodomens de foumis manioc, aux beignets de scorpions etr autres bizarreries (mais ils ont pas fini leur resto dans un meilleur état que nous...) avec des copains. Mais ce malin de Vincent a oublié la moitié de ses fringues et son duvet en repartant et les a remplacés par du rhum. Merci Vincent.
Je suis déjà en train de recruter mon successeur. C'est rigolo de mettre des annotations sur les CV des gens "Canon mais naze" "Hyper compétent mais connait pas la programmation info"... Hi hi!
Je rentre dans 2 mois. Et oui, ça s'approche vite...
05 mars 2007
Pour vous faire patienter...
Bon sang, c'est la misère. Pal'temps, pal'temps, trolent, trolent...
Alors voici un peu de joli son pour vos oreilles.
24 février 2007
Les îles du Salut pour de vrai
Avec papa et Cathy, nous sommes allés aux îles du Salut pour 2 jours, avec l'idée de se la jouer "Robison Crusoë": dodo en hamacs au milieu des cocotiers, feu de paille de coco, etc.
Mais à l'aller, le temps menaçait. On s'est même pris un grain flash-éclair de folie qui a duré 3 minutes. Ca nous a suffit pour qu'on se dégonfle: nous dormirons dans les maisons des gardiens.
Mais au fait, gardiens de quoi? C'est quoi ces îles du Salut? Allez, faisons un peu d'histoire (bien que je sois une quiche en chiffres et dates...)
Les îles du Salut, ce sont trois îlots volcaniques qui ont servi de bagne français de 1793 à 1947. A l'époque, l'île Royale servait d'administration pénitentiaire où les bagnards les plus gentils servaient de larbins à leurs jôliers. Pour les autres, c'est le bagne (quel jeu de mots... Hu hu!). Des cages de 2m par 3 où ils étaient enfermés la majeure partie de la journée. Le pire devait être les éxécutions: ils prenaient les têtes brûlées, les mettaient à genou en cercle autour de la guillotine et les obligeaient à regarder la tête de celui qui avait été prévenu la veille de son éxécution tomber dans le panier.
Nous disions donc: L'île Royale accueillait l'administration ainsi que l'hôpital, l'île
Saint-Joseph servait pour les « fortes têtes » et l'île du Diable pour
les espions, les détenus politiques ou de droit commun. Il s'agissait
pourtant du bagne le moins dur de Guyane.Mais les conditions de détention n'en étaient pas moins humiliantes
avec des cellules sans toit, recouvertes d'une simple grille, comme au
bagne de Saint Joseph par exemple, où tous les gestes des détenus étaient épiés par les gardes qui se tenaient au-dessus.
En clair, c'était chaud-bouillant pour leurs miches. Y'a même eu des gardes assez sadiques pour leur faire casser et poser des petits cailloux pour sertir les joints des mur!! (voir photo)
Bon, c'est sûr, pour nous c'est des îles à cocotiers.
Revenons en à nos maisons de gardiens. Là-bas, of courses, les gardiens n'avaient pas de cages à lapins (éventuellement pour des lapins mais pas pour eux) mais des maisons qui sont louées aujourd'hui. Trop la classe mais on est loin de la vie à la dure dans les hamac.... Mais ça n'en reste pas moins sauvage comme vie. Y'avait plein de bestioles!
Des perroquets carnivores (sans rire! Ils ont essayé à 3 de me bouffer!!)...
NB: admirez la technique: l'un d'entre eux approche, l'oeil joueur, puis il charge à toute vitesse! Là, les choses s'enchaînent: pendant qu'il vous pince le dessus des pieds jusqu'au sang, les 2 autres se joignent à lui pour mettre à mort la bête...
Des saïmiris en meutes et des petits perroquets pilleurs de brioches...
Des agoutis voleurs de noix de coco...
Des iguanes et des paons présents pour le décor (mais ils sont fourbes! Vous connaissez l'histoire du monstre qui était un lapin blanc?)

Dédicace à Vincent: voici le lézard funky dont je te parlai: à rayures
noir/blanches sur le dos et noir à points blancs sur les pattes. Tu me
crois maintenant? 
Au milieu de tout ça, il a fallu survivre. Couper des noix de cocos, tendre les hamacs entre les cocotiers, lever la tête pour regarder la mer... Trop duur!
